Anatomie: oeil de la paupière à Paris 8 - Dr Hayot, chirurgien esthétique

Anatomie de l’oeil et des paupières

Les paupières font partie de ce que les spécialistes appellent les structures annexes de l’œil avec les sourcils, la conjonctive (muqueuse tapissant les paupières), l’appareil lacrymal (libérant les larmes) et les muscles qui assurent l’ouverture et la fermeture des yeux. Leur première fonction est de protéger l’œil. La chirurgie des paupières comprend des interventions à visée réparatrice ou esthétique (blépharoplastie).

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Leur rôle : protéger les yeux

Chaque œil comprend une paupière supérieure et une paupière inférieure qui recouvrent complètement le globe oculaire lorsqu’elles se rapprochent. Leur rôle est de protéger physiquement l’œil, mais aussi d’assurer une répartition homogène des larmes (le film lacrymal) par les mouvements et clignements qui balaient la cornée, évitant ainsi la sécheresse et l’irritation oculaires.

Sur le bord des paupières sont implantés les cils dont la fonction n’est pas uniquement esthétique : eux-aussi sont des éléments de protection, empêchant les impuretés et les poussières de pénétrer dans l’œil.

Les clignements

Nous clignons constamment des yeux, toutes les 3 à 7 secondes. Cette contraction est involontaire le plus souvent (c’est un réflexe). Le clignement peut répondre à une « menace » pour les yeux qu’il s’agisse d’un objet ou d’une très forte luminosité ou chaleur, mais il a aussi pour fonction de maintenir le film lacrymal à la surface de l’œil.

Les glandes lacrymales

Situées au niveau des paupières supérieures, les glandes lacrymales sécrètent continuellement les larmes qui se répandent à la surface de l’œil, s’évacuent dans les canaux lacrymaux au coin des yeux (canthus internes) pour s’écouler finalement dans le nez. C’est la raison pour laquelle on a besoin de se moucher quand on pleure…

Les larmes sont bien sûr constituées en majorité d’eau, mais elles renferment d’autres composants (mucus, lipides, protéines…) qui jouent chacun un rôle protecteur : ils limitent l’évaporation de l’eau, favorisent l’adhésion du film lacrymal à la surface oculaire, forment une barrière de défense contre les microbes, etc.

  • A savoir : une sécheresse oculaire est possible dans les jours qui suivent une blépharoplastie. Si vous êtes gêné, l’instillation de substituts de larmes (larmes artificielles) peut soulager le temps que le film lacrymal se reconstitue. Un larmoiement peut aussi survenir : il est transitoire, lié le plus souvent au gonflement post-opératoire qui empêche les larmes de s’écouler normalement dans le canal lacrymal.

La mobilité des paupières

La paupière supérieure est beaucoup plus mobile que la paupière inférieure. C’est elle qui se lève pour ouvrir l’œil grâce à l’action du muscle releveur de la paupière supérieure. L’autre muscle de la paupière est le muscle orbiculaire qui entoure le globe oculaire et qui, en se contractant, assure la fermeture des yeux.

  • A savoir : une insuffisance du muscle releveur de la paupière supérieure peut être responsable d’un ptosis : la paupière supérieure tombe trop sur l’œil. Avant une blépharoplastie supérieure, il est essentiel que le chirurgien repère cette atteinte pour la corriger. Dans le cas contraire, le résultat de l’intervention serait décevant.

La peau des paupières

Selon les régions du corps, l’épiderme, couche superficielle de la peau, est plus ou moins épais : 2 à 3 millimètres sur la plante des pieds ou la paume des mains, mais moins de 0,5 millimètre au niveau des paupières. Si les paupières sont l’une des premières zones du visage qui vieillit, c’est en raison de cette finesse de la peau associée à la mobilité importante de la paupière supérieure et des tissus avoisinants (zone intersourcilière, patte d’oie).

Les sourcils

Ces poils courts, dont le tracé joue aussi dans l’esthétique du regard, recouvrent l’arcade sourcilière, petit bourrelet osseux du dessus des yeux. Ils protègent l’œil de la lumière et de la sueur provenant du front, et participent à l’expression des émotions. Les sourcils sont relevés lorsque nous avons peur ou que nous sommes surpris, ils se froncent et descendent vers les yeux lorsque nous sommes en colère ou soucieux, formant des plis verticaux (les rides du lion) au-dessus du nez. Ces mouvements sont régis par plusieurs muscles : le muscle frontal qui élève les sourcils (sauf leur partie terminale appelée queue du sourcil), les muscles corrugateur, procerus et orbiculaire qui les abaissent.

  • A savoir : le sourcil est divisé en trois zones – la tête (côté nez), le corps et la queue (côté tempe) – qui évoluent différemment dans le temps. La queue du sourcil, notamment, a tendance à s’abaisser : cette ptôse, qui donne un air fatigué au regard, est l’une des indications de la chirurgie ou de la médecine (Botox) esthétique.

Les anomalies des paupières

Un déséquilibre dans la disposition anatomique des paupières supérieures et inférieures ou dans leur équilibre peut avoir des conséquences directes sur le globe oculaire. Le chirurgien oculoplasticien prend en charge la réparation fonctionnelle et esthétique de ces déformations dont l’origine peut être congénitale ou acquise.

Ectropion

L’ectropion est une éversion (saillie anormale de la muqueuse) du bord libre de la paupière inférieure qui recouvre normalement l’œil. Le bord, séparé de la cornée, expose largement la conjonctive à l’action de l’air. Il en résulte une sécheresse de l’œil ou un larmoiement (les larmes ne s’écoulent plus correctement dans le canal lacrymal), des irritations chroniques et des conjonctivites à répétition.

L’ectropion peut être présent dès la naissance mais, le plus souvent, il est lié à un relâchement des tissus avec l’âge. Une conjonctivite chronique, une paralysie faciale ou la mauvaise cicatrisation d’une plaie peuvent également être en cause.
L’opération consiste à remonter la paupière inférieure pour restaurer le contact avec l’œil et remettre les cils en bonne position.

Entropion

Il s’agit du phénomène inverse de l’ectropion. Le bord libre se retourne vers l’œil, la paupière s’enroule vers l’intérieur, les cils viennent frotter sur la paroi du globe provoquant une sensation de corps étranger à chaque mouvement oculaire, une irritation et des conjonctivites à répétition. S’il n’est pas traité, l’entropion peut endommager la cornée.

La cause la plus fréquente est le vieillissement des tissus se traduisant par un relâchement des structures de la paupière. Il s’ensuit un déséquilibre des forces qui maintiennent la paupière en bonne stabilité. De façon plus rare, l’entropion peut être d’origine congénitale ou traumatique.

La première chose à faire est de protéger l’œil par l’usage de collyre et d’une pommade lubrifiante, mais une intervention chirurgicale est généralement recommandée. Plusieurs techniques sont possibles en fonction de la nature du problème. Le plus souvent, le chirurgien remet en tension la paupière et ses attaches pour replacer correctement le bord libre et les cils.

Dans certains cas, l’entropion est dû à une hyperactivité du muscle orbiculaire, associée à une laxité des tissus. Dans cette configuration dite d’entropion spasmodique, le Dr Hayot préconise des injections de Botox pour affaiblir le muscle orbiculaire.

Ptosis

Le ptosis, également appelé « ptôse palpébrale » ou « blépharoptose », est une chute de la paupière supérieure résultant d’un déficit du muscle releveur de la paupière supérieure. Il peut être unilatéral ou bilatéral.

Le champ visuel peut être diminué, la vision aussi lorsque la paupière recouvre une partie de la pupille. Suivant le niveau d’affaissement, on distingue des ptosis minimes, modérés ou sévères.

Le déficit du muscle releveur de la paupière peut être congénital (présent dès la naissance) et dû à une anomalie de ce muscle. Il peut être acquis, et survenir à la suite d’un traumatisme ou d’une affection neurologique ou musculaire. Le relâchement musculaire est aussi lié à l’âge, le muscle releveur de la paupière se désinsérant progressivement, ce qui entraîne une chute de la paupière.

L’intervention dépend de la cause du ptosis. Elle consiste souvent à raccourcir le muscle releveur de la paupière supérieure, puis à le refixer pour rétablir le champs visuel.
Dans la majorité des cas, les résultats sont probants, mais la symétrie et la bonne fonction des paupières n’est pas toujours réalisable. Opérer un muscle anormal est délicat, et une hyper- ou une hypocorrection sont des phénomènes possibles.

Il est fréquent, après une chirurgie du ptosis, de constater une inocclusion temporaire (défaut de fermeture de la paupière) qui s’améliore rapidement.

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