Poches graisseuses, poches malaires : quelles différences ?

Différences poches graisseuses poches malaires | Dr Hayot, chirurgie du regard

Les poches sous les yeux peuvent complexer de nombreux patients. Il est toutefois important de distinguer les poches de graisse des poches malaires qui relèvent d’un mécanisme et d’un traitement bien distincts.

Le Dr Hayot vous donne une définition clinique des poches malaires et des poches graisseuses, ainsi que quelques éléments quant aux possibilités thérapeutiques.

Généralités sur les poches sous les yeux

Poches de graisse

Les poches graisseuses sont consécutives à l’amas de graisse. En effet, l’œil est entouré d’un coussinet graisseux qui le protège des parois osseuses. Ce dernier est séparé de l’extérieur par un tissu conjonctif très fin appelé septum. L’âge avançant, le septum se distend et la graisse de l’intérieur de l’orbite fait saillie sous la peau, formant des poches de graisse.

La graisse étant hydrophile, ces poches subissent des variations en fonction de différents facteurs : le cycle hormonal chez la femme, une alimentation trop salée, l’excès de boissons alcoolisées, certaines positions pendant le sommeil…

Poches malaires

Les poches malaires se présentent sous la forme de gonflements et sont localisées sur le haut des pommettes. Elles sont dues à un mauvais drainage lymphatique qui entraîne une rétention d’eau et de graisse ainsi que la formation d’un œdème.

Celui-ci peut être associé à une fonte de la graisse du canthus externe de l’œil, cause de l’œil creux, ce qui aggrave la différence de relief et donne à la personne qui en est affligée un aspect fatigué, usé.

Les différences entre les poches graisseuses et les poches malaires

Parfois, les patients viennent au cabinet se plaignant de « cernes ». Ils présentent en réalité des poches malaires.

Pour bien différencier les poches de graisse des poches malaires, il est important de noter que les premières se situent au-dessus des cernes et disparaissent en position allongée. Les poches malaires lymphatiques, de leur côté, sont situées en dessous du cerne (sur la partie supérieure de la pommette sur l’os malaire).

En position debout, si l’on appuie sur le globe oculaire, la poche graisseuse va augmenter de volume, alors que la poche malaire, elle, ne bougera pas. Cette dernière a par ailleurs tendance à diminuer de volume au fil de la journée, l’effet étant plus important au réveil du fait de troubles de la circulation lymphatique.

Enfin, contrairement aux poches graisseuses, dues à l’extériorisation de la graisse intra-orbitaire, les poches malaires sont généralement liées à un affaissement du muscle orbiculaire et à un œdème lymphatique dont la cause est mal connue.

Chirurgie du regard : des gestes qui varient en fonction de la typologie des poches

Les poches malaires, à la différence de leurs paires, ne sont pas composées de graisse. La technique opératoire d’exérèse est donc plus délicate que celle employée pour retirer les amas graisseux.

Lors de la consultation, le Dr Hayot prendra donc grand soin de distinguer les poches de graisse des poches malaires qui exigent un geste chirurgical spécifique.

Poches de graisse

L’ablation des poches de graisse s’effectue par voie transconjonctivale, c’est-à-dire en passant par la conjonctive (partie rouge à l’intérieur de la paupière). Cette technique permet de retirer la poche sans couper de peau et sans risque de modifier le regard. Il n’y a pas de cicatrice cutanée et les suites opératoires sont légères. Un lipofilling (micro-lipofilling) peut être proposé en complément en cas de cerne.

Poches malaires

Un lifting sous-palpébral est nécessaire pour remettre en tension le muscle orbiculaire et réduire la ptôse à l’origine de la poche malaire. L’incision est réalisée sur le bord ciliaire afin que la cicatrice devienne rapidement invisible.

Vous avez une question sur les poches graisseuses ou les poches malaires ? N’hésitez pas à contacter le Dr Bernard Hayot, médecin et chirurgien esthétique à Paris spécialisé en chirurgie du regard.